Marie-Anne : « Je commence à réaliser qu’il est temps de sortir du salariat pour vivre ma propre aventure… »

Rencontre avec Marie-Anne Ferrat, qui est passée par La Défense « où l’air frais n’entre jamais », avant de lâcher le salariat et trouver sa voie dans la synergie entre la formation et le théâtre…

Quelle était ma vie d’avant ?

Après des études d’économie, puis de finance dans une école de commerce reconnue, au moment de l’explosion des marchés financiers, ma route est toute tracée : une carrière dans le secteur bancaire, mais jamais loin de ces activités de marchés qui me paraissent excitantes, très évolutives, échappant à la lourdeur des autres activités du secteur financier. Au cours de cette première longue carrière, un passage de quelques années dans une start-up à Sophia-Antipolis, chez un éditeur de progiciel, ajoute des compétences informatiques à mon cursus, et s’avère être l’expérience la plus excitante de toutes ces années. Le sentiment d’utilité de chacun y est clairement vécu de manière plus aigüe, ce qui correspond parfaitement à ce que je souhaite trouver dans une vie professionnelle.
Parallèlement, j’entreprends en 2005, sans autre objectif que de prendre l’air et de m’ouvrir à une autre vision du monde, un Master 2 de Développement Durable.

 

L’élément déclencheur

Mon évolution de carrière m’amène à rejoindre le siège de la grande banque étrangère dans laquelle je travaille, après plusieurs années en filiale. Dans une de ces grandes tours de la Défense où l’air frais n’entre jamais, dans un secteur d’activité qui n’a plus de sens pour moi, et dont la lourdeur transforme les cadres en simples exécutants, je commence à réaliser qu’il est temps de sortir du salariat pour vivre ma propre aventure, réconciliant ainsi le personnel et le professionnel.
Le véritable élément déclencheur ? La découverte de la pratique du théâtre 5 ans plus tôt, qui m’ouvre, comme l’avait fait précédemment le Master de Développement Durable, encore un autre monde, celui de la réalisation de soi, mais aussi celui où l’on rencontre plein de jeunes comédien(ne)s qui quittent un avenir économiquement confortable pour suivre leurs aspirations.
Je réalise que ma vie professionnelle est en complète contradiction avec ce que je suis et ce que je veux, y compris d’un point de vue éthique, et qu’il est hors de question que je laisse une partie de moi dans une carrière certes confortable, mais en fait fort coûteuse en terme humain.

 

Et maintenant ?

En quittant la banque dans laquelle je travaille, je décide de me donner un an pour voir ce que je veux faire et ce que je deviens, une année passée à participer de-ci de-là à des  projets toujours liés au théâtre.
Un an plus tard, je co-fonde avec mon associé Nicolas la société CERTALYS (www.certalys.fr), une entreprise de formations  destinée aux créateurs d’entreprise, mais aussi aux start-up en cours de croissance. L’idée de base est que les participants travaillent en dynamique sur les aspects gestion de l’entreprise, grâce à des formations pointues dans ce domaine,  et connaissance de  soi grâce à des ateliers théâtre, le tout dans une bonne synergie de groupe. Pour cela, nous nous installons dans des locaux parisiens atypiques qui intègrent une salle de formation et un petit théâtre. Ces locaux vont nous permettre aussi d’accueillir des expos, des soirées artistiques, car nous avons décidé de ne renoncer à rien !

Vous avez une expérience ou un témoignage à partager ?
Racontez-nous ; on vous lit et on publie
Je participe

A propos de

Commentaires

commentaires