Du trading algorithmique…à la médecine

Rencontre avec Tarik El Kalai, qui a failli laisser son âme à Wall Street. A la place, il a décidé de poursuivre en médecine, en développant une intelligence artificielle connectée à un capteur lombaire…

Quelle était ta vie d’avant ?

Il y a 4 ans, je terminais mes études à l’Ecole Polytechnique par un master en Recherche Opérationnelle à l’Université de Columbia. Tout me destinait à une carrière en banque en trading algorithmique à New York. J’avais des offres devant les yeux, je n’avais plus qu’à les signer. Mais, l’appel du grand large était plus fort, j’avais besoin de retrouver le gout de la sérendipité, de me laisser le temps d’errer après tant d’années passées à courir contre la montre. Faisant fi de l’avis de mes proches,  je décidais de retourner à Paris afin de prendre une pause afin de synthétiser l’ensemble de mes savoirs dans un livre. Je tenais absolument à ce que l’ouvrage soit le résultat d’un voyage, un peu à la manière des Grands Tours, entre le 16e et le 18e siècle, qui étaient destinés à parfaire l’éducation académique. Cette quête m’a mené dans des lieux d’émerveillement comme la République Dominicaine ou le monastère de Plum Village, pour n’en citer que quelques uns.

 

L’élément déclencheur ?

Mon esprit voguant en même temps que mon corps, j’ai pu constater la profonde relation qui existe entre les deux. C’est ainsi que j’ai commencé à étudier le mouvement en tant que carrefour du corps et de l’esprit. J’ai choisi de l’aborder sous l’angle des techniques physiques par l’observation de différentes traditions, de disciplines, d’arts martiaux. J’ai été stupéfait lorsque j’ai appris des octogénaires africaines vivant dans la campagne, travaillant la terre toute la journée ne souffraient que très peu de troubles physiques. Incontestablement, elles avaient dû s’adapter aux différentes sollicitations physiques. Avant le bac, j’étais au lycée Descartes, à Rabat. On y évoquait très souvent sa pensée de manière informelle et ce que j’en ai retenu, c’est que les mêmes causes produisent les mêmes effets. Pourquoi cela ne s’appliquerait-il pas aux mouvements des personnes? Non de manière théorique mais de manière pratique. Ma vision était toute trouvée : objectiver le mouvement pour développer son potentiel afin d’éviter les troubles physiques. C’est ainsi qu’a débuté mon aventure entrepreneuriale concrétisée par la création de la société Koondal.

 

Et maintenant ?

Aujourd’hui, après  3 années intenses de recherche et développement où j’ai rencontré le Dr Philippe Dupont, médecin spécialisé en médecine physique et repris contact avec un ancien ami de prépa, Maxime Batandéo, avec lesquels je me suis associé, Koondal vient de terminer le développement et le design du prototype de son premier produit appelé Koach. Koach est la première intelligence artificielle au monde à être connectée à un capteur lombaire. Koach permet de suivre la posture durant la journée, recommande des exercices adaptées aux capacités physiques et optimise le parcours de soin en cas de douleur. Avec toute l’équipe, nous nous lançons dans une période toute aussi excitante que les 4 dernières années et entamons une campagne de financement participatif (ici) pour financer le processus d’industrialisation. Je suis animé de l’espoir que mon projet saura être apprécié par des gens au delà de mon cercle personnel car ce qui rendrait très fier, ce n’est pas d’être célèbre ou d’être riche mais que mes idées, scientifiques, au surplus, puissent contribuer positivement à l’épanouissement de la société.

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Allez, comme on a très envie que Koach voie le jour, on vous remet le lien vers la campagne de crowdfunding 🙂 : https://www.indiegogo.com/projects/koach-the-1st-anti-back-pain-connected-chatbot-fitness-health

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