Bénédicte : du conseil à l’aventure entrepreneuriale

Rencontre avec Bénédicte Meignan, ancienne consultante, qui est ensuite passée par une grande startup, et qui a ensuite appris à coder pour monter son projet…

 

Quelle était votre vie d’avant ?

Il y a 2 ans, je n’aurais jamais cru être capable d’entreprendre. J’étais sûre que ce n’était pas pour moi. J’avais un parcours classique d’étudiante en école de commerce et commencé ma carrière en conseil puis rejoint une startup au stade assez mature, pour aider à structurer, organiser, mettre des processus et tout et tout.

J’avais toutefois réussi à quitter la Défense pour les Champs Elysées en passant d’apprentie auditrice à consultante en stratégie mais, malgré une escale exotique par Singapour pour un VIE entre temps, j’étais revenue au même costume tailleur-talons-attaché case et cela a duré les 5 premières années de ma vie professionnelle. Et puis, un jour, après une immersion au Nigéria de 3 mois et un projet très terrain, j’ai attrapé une allergie aux slides et ai eu envie de concret. J’ai donc rejoint BlaBlaCar et ai notamment lancé le service au Brésil, le projet professionnel le plus excitant de ma carrière jusqu’alors. Là, j’ai réalisé que j’adorais créer des choses de zéro. Revenue à Paris, je m’ennuyais alors dans mon job de responsable des canaux marketing au niveau central et la startup était devenue un peu grosse pour moi. Je suis partie et me suis lancée comme consultante freelance pour aider des startups à croître ou des grands groupes à se digitaliser. Excitant sur le papier, mais là encore, je sentais que ce n’était qu’une transition.

 

L’élément déclencheur ?

J’ai fait la formation d’Ironhack pour apprendre à coder à l’été 2017. A l’époque, en parallèle de mes missions de conseil en freelance, je réfléchissais à monter ma propre boite. Toutefois, je me rendais compte que tous les blocages auxquels je faisais face étaient d’ordre technique. Comment recruter des devs ou briefer une agence web si je ne comprenais pas du tout comment était fait un produit tech ? Comment aller au delà des solutions sur étagère et ne pas se limiter aux modèles existants ? Comment dévérouiller ma créativité aussi et ouvrir le champ des possibles ?

En fait, j’avais encore peur de me lancer dans mon propre projet. Je n’avais pas assez confiance en moi. Le programme d’Ironhack sur 9 semaines m’a permis de me libérer, de me faire confiance, de développer les moyens de passer de l’idée au concret. Ca m’a donné des ailes. J’ai non seulement appris à coder mais aussi appris à suivre mes intuitions et à m’écouter. J’ai rencontré de très belles personnes aussi. Ca a été un élément important pour mon projet.

 

Et maintenant ?

Aujourd’hui, j’ai démarré mon aventure entrepreneuriale pour de bon. Je développe BomBomLife, un service personnalisé d’accompagnement au changement pour une vie en bonne santé et respectueuse de la planète. Je travaille avec l’associée de mes rêves, une amie avec qui on partage la même vision. Et on s’éclate.

Concrètement, aucune journée, aucune semaine, aucun mois ne se ressemblent. On est en train de tester notre concept auprès d’utilisateurs beta et on n’a pas peur des aspects techniques. On parle big data et deep learning sans vergogne et on se dit qu’on pourra discuter des challenges techniques avec nos partenaires plus geeks le cas échéant.

On travaille dans un coworking avec des gens passionnés et passionnants. On expérimente la force de l’entraide et de la solidarité du milieu entrepreneurial, ses déboires et désespoirs aussi. Plus personne ne se cache derrière le masque du costume 3 pièces et de la cravate qui empêchent de respirer. Je n’ai plus à me déguiser pour aller travailler et je m’amuse tous les jours face à de nouvelles problématiques. Parfois c’est plus dur aussi, il y a des bonnes et des mauvaises nouvelles mais j’aime chaque journée et je sais pourquoi je suis là. Que j’ouvre mon ordi en semaine ou en week-end, je poursuis mon rêve de construire un monde meilleur. Et s’autoriser à rêver, ça n’a pas de valeur.

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