Une possibilité de fuite ?
Présentation de TGH
« Acteur d’une solidarité durable et partagée »
Créée en 1994, Triangle Génération Humanitaire (ou TGH), association française de solidarité internationale basée à Lyon, élabore et met en œuvre des programmes d’urgence, de réhabilitation et de développement dans les domaines de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement, du génie civil, de la sécurité alimentaire et du développement rural, du socio-éducatif et du psychosocial. TGH travaille actuellement dans 11 pays d’Afrique, d’Asie, d’Europe et du Moyen-Orient.
Contexte
D’un dispositif d’urgence d’aide alimentaire aux premiers temps de la crise humanitaire au milieu des années 90, l’aide internationale apportée à la Corée du Nord s’est peu à peu orientée vers des projets de développement et de coopération technique de plus longue durée visant à réduire une malnutrition devenue chronique et à relancer les secteurs de services (eau, assainissement, santé) dont la régression a gravement affecté les conditions de vie de la population.
Présentation de la mission
Présente en Corée du Nord depuis décembre 2000, TGH a commencé ses activités avec un projet d’appui au secteur agricole. TGH est ensuite intervenue dans différents secteurs : réhabilitation des surfaces cultivées de polders, eau et assainissement, reforestation et soutien aux personnes âgées.
Depuis le début de l’année 2015, TGH a débuté la mise en œuvre d’un programme de pisciculture intégrée, visant à améliorer l’état nutritionnel des enfants vivant en institutions à travers un apport protéinique renforcé. La mise en œuvre de ce programme est rendue possible grâce à l’introduction et le perfectionnement d’un système de pisciculture intégrée dans deux nouvelles fermes, dont la production est destinée aux institutions pour enfants de la région. Ce programme a pour principaux volets d’intervention : 1) appui à la production, 2) renforcement de la post production, le tout dans une perspective d’autonomisation partielle de la ferme par rapport à ses intrants (fertilisants principalement) ; 3) et enfin un volet de renforcement des capacités de nos partenaires le BoA et le CNI, visant entre autres à disséminer sur d’autres sites les pratiques développées par le projet.
Actuellement, trois projets sont en cours :
- Un projet visant à l’amélioration de la situation nutritionnelle des enfants grâce à l’augmentation de la production de deux fermes piscicoles dans les provinces de l’ouest du pays et à l’amélioration des conditions de conservation et des pratiques d’hygiène (projet présenté dans cette fiche de poste). Le projet est financé par l’Union Européenne (EuropeAid) et a été initié en janvier 2015, pour une durée de 4 ans.
- Un projet visant à distribuer de la nourriture dans les crèches et jardins d’enfants dans les mêmes provinces que le projet cité ci-dessus, à livrer de matériels de conservation et à former le personnel de ces institutions aux pratiques nutritionnelles et d’hygiène.
- Un projet visant à l’amélioration de la situation nutritionnelle des enfants grâce à l’augmentation des productions maraîchère et céréalière de quatre fermes dans une province du centre du pays, à l’amélioration des systèmes d’irrigation et de fertilisation, et à l’amélioration des conditions de conservation et des pratiques d’hygiène. Le projet est financé par l’Union Européenne (EuropeAid) et a été initié en septembre 2016, pour une durée de 3 ans.
Poste
Le projet vise à augmenter la production de deux fermes piscicoles situées sur la côté ouest du pays, à travers l’introduction d’un système intégré de pisciculture visant à optimiser et rendre complémentaires les productions agricole, d’élevage et piscicole. La production est par la suite distribuée dans les jardins d’enfant et crèches, l’objectif du projet étant d’augmenter la disponibilité et la qualité des produits servis aux jeunes enfants pour permettre à terme une amélioration nutritionnelle.
Le projet bénéficie du support technique de l’APDRA - Pisciculture Paysanne, une ONG française spécialisée dans la pisciculture, et travaille avec des partenaires coréens.
Basé(e) à Pyongyang, le/la Chef de projet sera amené à se rendre sur les sites de projet (côte Ouest du pays) deux fois par mois en moyenne.
Le/la Chef de projet travaille sous la responsabilité du Chef de mission et en lien avec le Référent technique sécurité alimentaire au siège. Il/elle travaille avec l’équipe locale dédiée à la mise en place du projet (1 assistant-traducteur et des experts techniques à temps partiels). Il/elle assume les responsabilités suivantes :
Gestion du projet
- Superviser la bonne mise en œuvre des activités du projet et de leur suivi, en accord avec les objectifs fixés et avec les besoins des bénéficiaires, parmi lesquels :
- La mise en place/le suivi d’un système de production intégré : développement des activités piscicoles (carpes), agricoles (maïs, soja, riz) et animales (porcs et canards) et leur intégration.
- L’amélioration des étapes de la postproduction (transport, stockage, distribution, transformation, nutrition et hygiène dans les institutions)
- Le renforcement des capacités techniques des principaux associés au projet : le Bureau Aquacole et l’Institut de Nutrition Infantile, respectivement en charge du développement de la pisciculture dans le pays et de l’amélioration de la nutrition des enfants. Dans ce cadre, il est prévu d’organiser un study tour pour les directeurs de ferme ainsi que des experts du BoA en France en 2016.
- Assurer le suivi et l’atteinte des indicateurs de résultat
- Participer à la rédaction des rapports d’activités et des rapports internes et externes (rapport intermédiaires et finaux bailleurs, suivi mensuel interne, rapport de visites terrain, documents techniques divers)
- Capitaliser les informations liées au travail effectué en fonction des besoins et opportunités
- Identifier les besoins de formation des partenaires
- Définir un cursus et un calendrier de formation pratiques et théoriques à mettre en place
- Développer l’ouverture à l’international des interlocuteurs coréens du projet (échanges à distance, organisation d’un study tour en France)
Gestion logistique et administrative liée au projet
- Participer au suivi du budget du projet ainsi que des prévisionnels de dépenses
- Planifier et réaliser les achats selon les procédures TGH
Réflexion stratégique et veille technique
- Assurer une veille sur la situation de la sécurité alimentaire dans la zone d’intervention
- En partenariat avec le reste de l’équipe, développer et dynamiser les actions de TGH dans les zones d’intervention
- Développer des collaborations institutionnelles locales
- Assurer une réflexion sur la coopération piscicole engagée par TGH en Corée
- Participer à la rédaction des propositions de projets de sécurité alimentaire
Ces responsabilités pourront être revues en fonction des évolutions des besoins sur le terrain.
Conditions de sécurité, de travail, et de vie
Le statut résident permet aux expatriés de circuler librement dans Pyongyang et ses environs. Pour les visites terrain, les déplacements sont très encadrés et planifiés à l’avance. Les conditions de sécurité sont bonnes, les expatriés doivent néanmoins respecter quelques consignes peu contraignantes.
La mission à Pyongyang dispose d’un bureau et de 2 appartements où sont logés les expatriés de la mission. Le bureau et l’appartement principal sont équipés de moyens de communication plutôt efficaces : internet acceptable, téléphone satellitaire.
La capitale dispose de nombreux sites d’intérêt artistique et culturel pour les activités extraprofessionnelles. L’accès aux infrastructures sportives est également autorisé aux expatriés (tennis, golf, salle de fitness, piscine, tae kwon do, etc.).
Pyongyang est desservi par un vol quotidien depuis Pékin (sauf le dimanche), des vols hebdomadaires depuis Shenyang et Vladivostok.
Langues parlées
Bonnes capacités rédactionnelles et orales en français et en anglais