Pauline : « C’est ce stage qui a initié mon ambition d’impacter positivement mon environnement à travers mon travail »

Rencontre avec Pauline Mollard, qui a décidé de s’engager socialement dans un job original : conseillère auprès du Secrétaire d’Etat ! Et elle travaille avec des projets sociaux, des associations…bref, elle fait bouger notre pays !

 

Quelle était ta vie d’avant?

Originaire des Alpes, j’ai vécu dans un petit village de montagne jusqu’à 18 ans. En 2009, le bac en poche, j’ai intégré une classe préparatoire au lycée du Parc à Lyon puis deux ans plus tard l’Ecole Normale Supérieure de Cachan et l’ESSEC Business School.

Pendant mes études à l’ENS Cachan (économie et sociologie) et à l’ESSEC (programme grande école – chaire entrepreneuriat social), j’ai voulu saisir toutes les opportunités pour partir à l’étranger. Ainsi, j’ai étudié à la fois au Canada, en Italie et à Singapour, réalisé un stage au Brésil et travaillé (emplois étudiants) en Grèce, au Royaume-Uni et en Espagne, en tant que responsable de séjours linguistiques ou itinérants. L’expérience la plus marquante fut ma participation à la création d’un social business pour la gestion des déchets au Brésil : l’objectif était de comprendre les problèmes, enjeux et besoins des locaux, de négocier avec la communauté et d’établir un business plan pour une meilleure gestion des déchets. C’est ce stage qui a initié mon ambition d’impacter positivement mon environnement à travers mon travail.

L’élément déclencheur ?

Au fil de mes expériences, la dimension internationale est devenue un critère fondamental pour le choix de mon futur métier, ainsi que le lien avec l’aide au développement, la coopération internationale et l’entrepreneuriat social. Alors que mes amis de l’ENS se tournaient vers la recherche ou l’enseignement et ceux de l’ESSEC, pour beaucoup, vers la finance ou le marketing, je sentais que j’avais des ambitions différentes.

Après trois stages en 2011 et 2012 (un au Brésil, un à l’Express et un à l’Ambassade d’Argentine), j’ai rejoint le cabinet Deloitte pour deux ans d’apprentissage en 2014 et 2015. J’ai d’abord fait de la gestion de projet à la fondation d’entreprise Deloitte puis du conseil en secteur public. En juin 2016, après seulement quelques mois chez Planète Publique, cabinet de conseil en évaluation des politiques publiques, on m’a proposé de rejoindre un Cabinet ministériel, le Cabinet du Secrétaire d’État chargé du Développement de la Francophonie au Ministère des Affaires étrangères et du Développement international.

Et maintenant ?

En tant que conseillère auprès du Secrétaire d’Etat, je m’occupe de plusieurs thématiques : économie sociale et solidaire, francophonie, numérique, coopération décentralisée et gouvernance. Dans le cadre du suivi de ces cinq thématiques, je suis par exemple chargée de s’occuper du concours « La France s’engage au Sud » qui récompense dix projets d’innovation sociale, portés par de jeunes entrepreneurs du Sud soucieux de répondre de façon concrète et pérenne à des enjeux sociétaux. Parfois, je pars en déplacement professionnel à l’étranger : en novembre 2016, je suis par exemple partie en mission à Madagascar pour le Sommet de la Francophonie. Au quotidien, je rédige également des discours, notes de contexte ou de synthèse et prépare les évènements, déplacements et rendez-vous du Secrétaire d’Etat. Dernièrement, j’ai fait ce travail pour un rendez-vous privé puis un débat public avec Bill Gates, fondateur de Microsoft et de la Bill & Melinda Gates Foundation. Le travail en Cabinet est très formateur et intense, parfois difficile mais toujours passionnant.

Lors du remaniement ministériel du 6 décembre dernier, un nouveau Secrétaire d’Etat chargé du Développement et de la Francophonie a été nommé. Je maintiens mon poste au sein du nouveau Cabinet et mon portefeuille d’action s’étend désormais à d’autres thématiques : jeunesse, économie et Asie. Mon contrat se termine en mai 2017 au moment des élections présidentielles. Je souhaite ensuite partir en mission humanitaire un mois puis encadrer un séjour solidaire en Amérique Latine en juillet 2017.

Dans l’avenir, je veux contribuer à la résolution des grands défis de notre planète, notam-ment en travaillant sur les problématiques des pays en développement. Je compte m’engager dans des projets qui me tiennent à cœur, continuer à apprendre, entreprendre et être utile aux autres. Je vise en priorité l’Agence française de développement (AFD) et l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) mais je reste ouverte à d’autres opportunités.

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