Témoignage BlaBlaCar : Laure, #1stEmployee

Rencontre avec Laure Wagner, première employée de BlaBlaCar en janvier 2009. Alors employée dans une agence de communication, Laure décide non pas de créer, mais de rejoindre une petite startup de l’époque… La suite, on la connaît !

Quelle était votre vie d’avant ?

Après une licence IUP Info Com en poche, Laure rentre en master de management et travaille en alternance comme chef de projet et de communication pour Skimania, une boite spécialisée dans les sorties de ski en car. Après son master, Laure s’envole pour l’Australie à Brisbane…une occasion pour découvrir un nouveau continent et perfectionner son anglais. Fervente défenseur de l’environnement, elle trouve ensuite en 2007 son premier job à Paris : Laure est alors responsable de la communication de la Semaine européenne de la mobilité durable via l’agence qui s’occupait de l’événement. Après cet événement du ministère de l’écologie, l’agence la gardera en CDI, mais Laure s’occupe de moins en moins des problématiques environnementales.

L’élément déclencheur ?

Laure était rentrée dans son agence de communication parce qu’elle voulait avoir un impact sur l’environnement. « Je suis écolo » nous dit-elle. Mais après plusieurs missions, son agence décide d’arrêter le contrat avec le ministère de l’écologie, trop chronophage, pas assez rentable. Laure se retrouve sur des missions qui n’ont plus rien à voir avec l’environnement… La voilà en train d’orchestrer des lancements de jeux vidéo ! Pas vraiment l’impact environnemental qu’elle attendait…

Mais voilà qu’elle avait rencontré un certain Frédéric Mazzella lors de la Semaine européenne de la mobilité durable… Frédéric sait qu’il va avoir l’argent pour embaucher une première personne grâce à une levée de fonds en cours. En bon CEO, Frédéric recherche ses premières recrues, et il sait ce qu’il veut : une première employée passionnée et complémentaire au Trio formé par Frédéric et ses 2 co-fondateurs. « Il m’a pitché son projet » nous raconte Laure. Et ça marche !

Laure voulait travailler pour un projet aligné avec ses valeurs. A 26 ans, elle pouvait prendre des risques… Elle appréciait cette vision du futur BlaBlaCar, elle était convaincue qu’il y avait quelque chose à faire d’intéressant. C’est sans doute aussi ce qui a plu à Frédéric, et il ne s’est visiblement pas trompé.

Laure fait donc le grand saut.

Elle quitte son CDI, dit au revoir à son train-train quotidien et accepte de devenir la première employée de la jeune startup, qui s’appelle à l’époque covoiturage.fr. Au début, Laure n’a tout simplement…pas de bureau ! Cette startup, « elle aurait pu couler ».

Mais alors, on lui a demandé : faut-il créer SA startup, ou rejoindre celle de quelqu’un d’autre ?

Une chose est sûre pour Laure : il faut en tout cas se « forger de l’expérience ». Pour créer le prochain BlaBlaCar, il vaut mieux s’y préparer sérieusement. La meilleure option : quelques années dans une startup, pour apprendre en accéléré les techniques, les erreurs, etc.

Et maintenant ?

Laure est maintenant « culture captain », et elle nous raconte comment BlaBlaCar garde l’esprit startup, tout en étant près de 600 dans 15 bureaux.

La recette miracle… ? Beaucoup de transparence, une vision claire et partagée, des valeurs co-écrites avec l’équipe, une très bonne qualité de vie au travail et un bon accueil des nouveaux. Au niveau organisation c’est aussi créer « des startups dans la startup ». C’est-à-dire que BlaBlaCar crée des équipes indépendantes, qui sont chargées d’améliorer le produit dans des thématiques différentes. Ce sont des « Tribes » : des équipes d’une dizaine de personnes. Lorsque les Tribes sont trop grandes, il y a des « Squads » à l’intérieur, pour conserver du dynamisme.

Laure a contribué à créer cette culture d’entreprise, et elle travaille à la conserver tous les jours.

 

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