Reconversion : Ils étaient avocats…ils aident maintenant les étudiants à trouver du travail

Recontre avec Amaury d’Éverlange et Jean-Baptiste Achard. Avant d’être fondateurs de Staffme, ils pensaient faire carrière dans leur cabinet d’avocats…

A quoi ressemblait votre vie d’avant ?

Amaury : Ma vie professionnelle a toujours été balancée entre mon métier d’avocat et d’entrepreneur. Agé de 46 ans, je suis inscrit depuis l’âge de 23 ans au Barreau de Paris mais j’ai a deux reprises déjà raccroché la robe (NDLR d’avocat) : une première fois pour créer en 1998 à New-York MyBestLawyer.com une place de marché mettant en relation des clients avec des avocats par un système d’appel d’offre. J’ai revendu mes parts dans MyBestLawyer après l’avoir fusionnée avec Strategic Legal Services, une agence d’interim spécialisée dans les métiers juridiques. En 2002, j’ai ensuite créé Rouge Grenade, une agence de licence spécialisée dans la presse, à Paris. En 2007 je l’ai revendue au groupe Express-Expansion-Roularta. Je suis alors redevenu avocat d’abord dans un Cabinet puis en créant mon propre Cabinet.

Jean-Baptiste : De mon côté, après cinq années de droit à Paris et une multitude de petits boulots (baby-sitting, vendanges, coursier, manutention), je suis entré ensuite à l’ESSEC. Mon parcours devait être tout tracé : après une faculté de droit, une école de commerce et la réussite au concours d’entrée à l’Ecole du Barreau, j’allais intégrer un grand cabinet d’avocats. Ce qui n’a finalement pas du tout été le cas…

Quel a été l’élément déclencheur ?

Amaury : Depuis la cession de Rouge Grenade, je nourrissais ardemment le projet de relancer un projet d’entreprise. J’attendais seulement de faire la bonne rencontre.
En octobre dernier, lorsque Jean-Baptiste, qui était stagiaire au sein de mon Cabinet d’avocat m’a annoncé qu’il envisageait de le quitter en 2017 pour devenir collaborateur dans une grosse structure, il m’est apparu évident que le moment était venu de lui proposer de s’associer pour créer ensemble une start-up. Il était en effet évident pour moi qu’il était un excellent associé.
J’avais confiance en lui, j’avais pu juger de ses talents et qualités, de notre complémentarité. Notre différence d’âge était selon moi une grande force pour le projet. Nous avons alors travaillé sans relâche pour définir notre projet et lancer StaffMe. Tout cela a rapidement convaincu des investisseurs de nous accompagner.

 

Et maintenant ?

Jean-Baptiste : StaffMe a été lancé fin avril dernier. Notre plateforme met en relation des étudiants auto-entrepreneurs avec des entreprises en vue de la réalisation de tous types de missions ponctuelles.
StaffMe permet ainsi aux étudiants de trouver à la demande des jobs ciblés, flexibles et bien payés qui leurs sont proposés par SMS, et aux entreprises de trouver à la demande une aide qualifiée pour la réalisation de toute sorte de services des plus simples aux plus complexes.
Aujourd’hui, nous travaillons avec près 100 entreprises de toutes tailles et issues de tous secteurs (prêt à porter, santé, communication etc.) et nous projetons de nous développer dans les 10 plus grandes villes étudiantes françaises dès le mois d’octobre (.

Amaury : Je concentre l’essentiel de mes efforts et de mon énergie sur le développement de StaffMe. Mon ambition est de faire de StaffMe l’un des acteurs majeurs du travail étudiant en France et d’aider ainsi à la professionnalisation des jeunes. Le démarrage est plus qu’encourageant !

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